Le désert du Sahara: la preuve du défaitisme chronique des États africains.

Fort de ses 8,5 millions de kilomètres carrés, le Sahara est le plus grand désert du monde. Soumis à de fortes contraintes physiques et climatiques mais riche d’importantes ressources souterraines, cet espace qui sépare l’Afrique du nord et l’Afrique Subsaharienne, capte aujourd’hui les attentions pour plusieurs raisons. Il constitue une tombe pour les voyageurs malchanceux qui le traversent mais est un abri sûr pour les bandits qui y ont élu domicile. Il constitue une source d’espoir pour ses États limitrophes mais est un objet qui suscite la convoitise de la part des puissances mondiales.

Une tombe pour les voyageurs malchanceux.

Constitué en grande partie de dunes de sable qui s’étendent à perte de vue, argileux et caillouteux en certains endroits, le Sahara connaît un climat aride qui y rend toute vie difficile. Par exemple, au mois de juin dernier, dix – sept personnes dont des femmes et des enfants y ont trouvé la mort. Elles venaient de l’Algérie, à bord d’un véhicule 4×4 et se dirigeaient vers Tombouctou (Mali), lorsque le chauffeur, par mégarde, s’aventura sur une route inconnue. Perdues dans l’immensité désertique, au milieu de nulle part, elles ont erré deux jours, avant de succomber toutes, l’une après l’autre à la soif.

Cet incident est loin d’être le premier du genre. Il ne se passe pratiquement pas de semaine sans que des jeunes africains originaires généralement du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal… et tous candidats à l’immigration clandestine, ne soient trouvés morts dans des conditions similaires.

Un abri pour les bandits

L’immensité de l’endroit ajoutée à la faiblesse des moyens des pays limitrophes et à la complexité de la gestion des frontières en font la cachette privilégiée des terroristes et des barons de la drogue. De nombreux groupes armés s’y adonnent au trafic de la cocaïne, « au commerce  » des otages, aux razzias et autres délits de même acabit.

Une source d’espoir pour les États limitrophes.

Pourtant, des récentes études prouvent que le Sahara dispose d’importantes ressources souterraines : Hydrocarbures, uranium, phosphates, nappes aquifères. A cela s’ajoute son énorme potentiel en matière d’énergies renouvelables ( Solaire, éolienne et géothermique). Les états fondent l’espoir sur ces richesses pour éradiquer la pauvreté et pour asseoir leur développement.

Convoité par les puissances mondiales.

Mais, les technologies pour exploiter les ressources souterraines manquent aux États limitrophes. Aussi, des firmes et des États étrangers se disputent pour mettre la main sur des contrats d’exploitation qui, en général, ne profitent pas aux populations locales. Au nom de la lutte contre le terrorisme, les États -Unis d’Amérique et la France sont parvenus à établir des bases militaires dans la presque totalité des États autour du Sahara sans pour autant parvenir à mettre fin au fléau. Luttent -ils réellement contre le terrorisme? Ou sont-ils là pour éviter que la Chine et la Russie ne les supplantent dans les rapports avec le continent?

Dans tous les cas, les États autour du Sahara, comme tous les États africains, pour leur salut, doivent se réveiller, avant qu’ils ne succombent tous à leur défaitisme devenu chronique.

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